Peuples indigènes du Costa Rica
Bien que le Costa Rica soit souvent perçu comme un pays latino-américain « blanc », huit peuples indigènes y vivent, totalisant environ 100.000 personnes (2% de la population) dans 24 réserves. Les principaux :
Bribri & Cabécar (Talamanca)
Les Bribri (environ 35.000) et Cabécar (environ 17.000) vivent dans les montagnes de la Cordillère de Talamanca au sud-est. Les deux peuples ont préservé leur langue et de nombreuses traditions. La société Bribri est matrilinéaire — l'appartenance au clan et les droits fonciers sont transmis par la mère. Seules les femmes peuvent préparer le cacao rituel pour les cérémonies.
Les visites aux communautés Bribri sont possibles grâce à des projets de tourisme communautaire (par exemple, « Bribri Indigenous Reserve Tour » depuis Puerto Viejo, 60–80 USD, journée complète) : transformation du cacao, médecine traditionnelle, randonnée dans la forêt tropicale avec un guide indigène. Les revenus vont directement à la communauté.
Boruca (Puntarenas)
Les Boruca (environ 3.000) sont célèbres pour leurs masques sculptés à la main et le Fiesta de los Diablitos (voir Arts & Culture). Ils vivent dans une réserve isolée dans la province de Puntarenas et se sont ouverts au tourisme communautaire : les visiteurs peuvent assister à la sculpture des masques et acheter directement aux artistes.
Maleku (Guatuso)
Les Maleku (environ 1.000) dans le nord du Costa Rica sont le plus petit peuple indigène du pays. Ils proposent des visites culturelles dans leurs trois villages (Palenques) : vêtements traditionnels, langue, techniques de chasse et un musée de la culture Maleku. 15–25 USD. Accessible depuis La Fortuna (1h de route).
Les défis
Malgré la protection légale, les réserves sont sous pression : prise illégale de terres par les éleveurs, exploitation minière et manque de protection de l'État entraînent des conflits. Plusieurs militants Bribri et Cabécar ont été assassinés ces dernières années. En tant que voyageur responsable, il est important de ne visiter les communautés indigènes que par des canaux de tourisme communautaire officiels et de s'assurer que les revenus vont directement à la communauté.